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Ensuite, chez les frères maristes dont je fréquentais l’école, c’est l’harmonium de frère Fernand qui m’a envoûté. Article de Wikipédia avec notice d’autorité Portail: Et c’est ainsi qu’ont eu lieu les premiers enregistrements, outre Ajaeb wa Garaeb pour Caracalla, de Oummi, Rita, Promesse de la tempête et Passeport. J’ai beaucoup de défauts. Il risqua sa vie en jouant dans des salles malgré les risques de bombardements. Un Etat qui veut protéger sa terre ou ce qu’il croit être sa terre en éliminant des innocents, mérite le châtiment divin.

Nom: marcel khalifa oummi
Format: Fichier D’archive
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Licence: Usage Personnel Seulement
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Son grand-père était pêcheur et joueur de flûte. Pour moi, elle suppose un grand effort: En jetant un regard en arrière, sur votre longue carrière, quel est votre bilan professionnel, sentimental, affectif? Si quelqu’un me dit: Quel lien entretenez-vous avec la poésie? Autre temps, autre préoccupation, autre sens de la locomotion

Le barde et héraut du monde arabe: Bien avant que la guerre n’éclate, il a été l’écho ravageur d’une cause qui s’est effilochée avec le temps et les querelles de chapelle. Mais sa présence est incontournable tant sa musique, son chant, ses compositions, à multiples embranchements, tiennent bien la route.

L’homme est avenant, romantique et simple. Sans forfanterie, il a la voix calme et feutrée, les propos mesurés mais sans concessions, la confidence généreuse, le goût accentué pour les mots l’écriture est dans son sang! C’est à Byblos, face à la mer et à proximité de Amchit, sa terre natale, d’élection et de prédilection, qu’on l’a rencontré.

Marcel Khalife – Ommi

Pour mieux re découvrir un parcours tumultueux, une carrière au sommet, l’homme et l’artiste, mari, père et grand-père comblé. Quel est le premier moment où la musique a surgi dans votre vie?

marcel khalifa oummi

La première sensation que j’ai sentie, c’était la voix, la vibration. Un timbre m’impressionne toujours. Khaliifa puis à quatre ans, tenant l’ourlet oimmi la robe de ma mère, j’allais à l’église. L’autel était loin car on s’asseyait aux dernières rangées. Et là, ce fut l’éblouissement devant les chants liturgiques.

Et mon premier rapport, tout en émotion, à la musique. Ensuite, chez les frères maristes dont je fréquentais l’école, c’est l’harmonium de frère Fernand qui m’a envoûté. Et puis vient la chorale dont j’étais le soliste à Mar Elicha. Les messes à quatre voix, où, pour moi, il n’y a pas de dichotomie entre Orient et Occident, m’ouvraient les portes du firmament et de la voie lactée Vous êtes compositeur, chanteur, oudiste.

Où va votre préférence? Il y a des précisions à faire. Je suis allé à la musique un peu par hasard. D’abord je n’ai pas choisi khqlifa oud. Au départ, il y avait une difficulté financière. À force de taper, dès mon oumji jeune âge, sur les casseroles, la table ou tout objet qui tombait sous mes mains, pour faire des sons, du bruit et en tirer rythme, cadences ou une sorte de mélodie, ma mère a compris l’urgence de la musique. Mon père ne l’entendait pas de cette oreille. Il me voulait avocat, médecin, instituteur.

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Alors, on a opté pour l’instrument le moins cher et cela a été le oud. Vingt-cinq livres libanaises à l’époque, je crois. Immédiatement, j’en ai pincé les cordes et me suis mis à jouer. Les veillées du soir au village étaient dès lors animées. Mon premier prof fut un gendarme, à la retraite, de la région.

Trois mois kalifa et j’étais bon pour des études sérieuses et académiques. Très vite, j’ai été guidé vers le Conservatoire deux fois par semaine où c’était une épopée que d’y arriver. Autre temps, autre préoccupation, autre sens de khalfia locomotion Mais le oud a été ma lumière.

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D’ailleurs j’ai totalement changé l’utilisation et l’identité de cet instrument. Jadal, Concerto Andalus, Takassim Quant au chant, cela a été un pur hasard. Dans mes moments de loisir et d’ennui, j’ai lu les poèmes de Mahmoud Darwich. J’en ai aimé la force, la teneur et la densité. C’est Karim Mroué qui a été le sésame pour ma carrière. À la fête de l’Humanité, le Parti communiste français avait ce qu’on désigne par Le ,arcel du monde. Alors on a invité le public à écouter ce genre de musique, la mienne, qui sortait du rang!

Et c’est ainsi qu’ont eu lieu les premiers enregistrements, outre Ajaeb wa Garaeb pour Caracalla, de Oummi, Rita, Promesse de la tempête et Passeport.

Je ne savais oymmi que ça allait être le pain quotidien des gens En jetant un regard en arrière, sur votre longue carrière, quel est votre bilan professionnel, sentimental, affectif? Pas un seul moment je ne serai professionnel. D’abord pour me khwlifa et me faire plaisir à moi-même!

J’ai le sens du ludique. Tout en donnant des concerts dans les plus grandes salles au monde, Sydney, Mascate, Albert Hall, Scala de Milan, j’ai la rigueur au travail mais je veux surtout satisfaire une dimension personnelle de divertissement. Pourquoi avez-vous choisi de chanter Mahmoud Hkalifa Quel lien entretenez-vous avec la poésie?

Je l’ai expliqué, c’est un peu par le hasard des jours et des événements que j’ai chanté Mahmoud Darwich.

Marcel Khalifé : Moi je combats la barbarie par la musique, je n’ai pas le choix…

Mais pas seulement lui, même si cela s’est incrusté dans la mémoire du public. Et ce n’est pas une liste exhaustive.

,halifa Je lis, pour ma sensibilité et la musicalité universelle des mots, des poètes de diverses origines: Neruda, Nazem Hikmet, Lorca. Je savoure les paroles de Brassens et de Brel.

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Ce n’est pas pour sa musique que Bob Dylan a eu le prix Nobel mais pour le poids et la force de ses textes. J’aurai sans doute pu être un poète. Je suis sensible au rythme, à la rondeur, à la chute, à la portée des mots.

L’écriture est importante et je la ressens. Le poète est non seulement celui qui écrit de la poésie. Cette année je vais d’ailleurs publier mes écrits sur la musique, les voyages, les rencontres. Cela s’appellera Hadith al-Zakira Le discours de la mémoire. Quel est le compliment qui vous a comblé? Et la critique qui vous abattu? La critique n’a guère été tendre pour moi et a été caustique depuis le début.

On a écrit que j’ai entrepris un saccage dans la musique arabe. Ça ne m’a pas détruit, je ne m’en suis pas fâché. Pour le compliment, il y a cet événement qui explique tout. Après une tournée de cinq mois en Amérique, on a crée à Nabatiyeh un hôpital pour le Secours populaire. Je me préparais à dire un mot. J’en étais si ému que j’ai ramassé mes papiers et suis redescendu de l’estrade.

C’est mon plus beau compliment! Marcel Khalifé, le musicien toujours debout. Quel souvenir gardez-vous de vos procès?

Quelle leçon en avez-vous tiré? Si quelqu’un me dit: Je ne suis fâché de personne: Si vous ne partagez pas mes opinions, je ne vous supprime pas pour autant de mon cercle.

Pour tout ce qui m’a éloigné de mon pays, de ma famille, de mes amis. Il faut se garder de la guerre. Le vainqueur est vaincu. Vous êtes un chanteur engagé. Oui, je suis un artiste engagé. On ne peut pas vivre sans engagement. La question philosophique dans la vie, c’est la politique, dans le sens d’organisation.

C’est la pensée, le progrès, l’évolution Comment définissez-vous la musique? La liberté, le bonheur? J’aime ce qui est avant et après la musique. J’aime le silence, avant la vie et la mort. La musique commence par la note du silence et se termine avec le silence. Je l’ai cherchée partout et dans tous mes travaux mais je ne l’ai pas trouvée. La liberté, c’est comme l’impossible mais l’impossible existe Si le monde peut se passer de la guerre, on serait au plus profond de l’Univers Quelles sont vos sources d’inspiration?

La nature, les promenades, les arbres, le soleil, le désert